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« Les cimetières sont le reflet du respect que
nous portons à nos concitoyens ».
Depuis 1971, les concessions ne sont plus perpétuelles et le « repos » des morts n'est plus tout à fait éternel. En effet, face au problème de places disponibles dans les cimetières et aux possibilités limitées d'étendre ceux-ci, la plupart des communes wallonnes ont mis sur pied une procédure de déclaration d'abandon de tombes. C'est-à-dire que si les autorités constatent que la sépulture est à l'abandon, n'est plus entretenue, menace la sécurité ou tout simplement qu'il n'y a pas de renouvellement de concession, elles peuvent d'autorité décider de déterrer le corps et de retirer le monument funéraire. Malheureusement, on constate que de plus en plus de tombes dans nos cimetières répondent à ce critère d'abandon. De moins en moins de personnes se rendent encore sur la tombe de leurs arrière-grands-parents et au-delà de 30 ans les tombes ne sont que très rarement fleuries. Hélas, en l'absence de règles bien précises, les communes sont libres de déterminer les procédures d'enlèvement des ossements et leur destination. Si dans la plupart des cas, la « désaffection » d'un caveau se fait dans le respect dû au mort, il n'est pas rare de trouver dans certains cimetières des ossements affleurant à même le sol.
Partant du constat qu'il était urgent de mettre en place des règles précises et de s'assurer d'une gestion efficace des cimetières, quelques communes wallonnes ont mis sur pied une véritable politique de gestion cohérente des cimetières.
A Comines-Warneton, j'ai hérité, dans mes attributions, de compétences sur les cimetières. J'ai réorganisé la gestion des cimetières et mis sur pied une Commission de Sauvegarde du Patrimoine Architectural des Cimetières.
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